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Pollution ozone et réductions de vitesse

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publié le 13 août 2009 (modifié le 1er septembre 2009)

L’été et ses après-midi chauds et ensoleillés sont là, et les pics de pollution à l’ozone aussi.

En cas de pic de pollution à l’Ozone, l’arrêté interpréfectoral (03/06/04) prévoit un seuil d’information-recommandation, puis un seuil d’alerte à partir duquel des mesures d’urgences se déclenchent progressivement selon 3 niveaux.
Dès le seuil d’alerte déclenché et pour les trois niveaux, les vitesses limites autorisées sont réduites de 30 km/h , dans la limite de 70km/h sur toutes les routes des départements concernés.

Vitesse maximale autorisée réduite

    • à 100km/h au lieu de 130 km/h
    • à 80 km/h au lieu de 110 km/h
    • à 70 km/h au lieu de 90 km/h

Ces restrictions de vitesse sont associées à des mesures de réduction des émissions industrielles, car l’ozone résulte de la combinaison photochimique du dioxyde d’azote (NO2) émis par les véhicules et des Composés Organiques Volatiles (COV) émis par les industries.

Information des automobilistes et contrôles

En cas de dépassement ou de risque de dépassement du seuil d’alerte, les organismes de surveillance de la qualité de l’air informent le public par l’envoi de communiqués de presse à des journaux quotidiens et des stations de radio télévision, la veille avant 19h. Cette information rend directement applicables et obligatoires les mesures de baisse des vitesses limites pour le lendemain (6h - 21h), sans qu’aucune autre signalisation routière ne soit exigée. (Art R 411-19 et R 411-27 du code de la route)

La DIR Méditerranée indique alors sur l’ensemble de ses panneaux à messages variable le message « pollution ozone - vitesse limitée à … km/h).
L’information est relayée sur les radios d’information trafic, et les sites internet d’information multimodale « Le pilote » (Dpt 13).

Le code la route prévoit que le non respect des mesures de restriction de vitesse prises en cas de pollution est puni d’une amende de 2ème classe de 35€ (Art. R411-19).

Efficacité des réductions de vitesse sur la qualité de l’air

Il est très difficile à ce jour d’évaluer par modélisation l’efficacité des mesures d’urgence concernant les réductions de vitesse, néanmoins, un certain nombre de certitudes peuvent être avancées :

Pour un parcours identique, une réduction de la vitesse de 30 km/h associée à une conduite souple utilisant les meilleurs rapports de vitesse permet de réduire sa consommation de carburant de 20 à 30% et ce pour tous les types de moteur et malgré l’allongement du temps de parcours.
Cette réduction de consommation est directement corrélée aux émissions polluantes de toute nature : NOx (précurseur d’Ozone), particules PM10, etc.
Ainsi, les mesures de réduction de vitesse appliquées de façon générale sur l’ensemble de la circulation à l’échelle d’un ou de plusieurs départements ont un impact certains sur l’amélioration de la qualité de l’air.
En revanche, du fait d’une application limitée à quelques jours, l’amélioration n’est certainement pas suffisante pour obtenir des effets quantifiables sur la santé. En effet, les effets sur la santé sont essentiellement dus à la pollution chronique à laquelle la population est exposée tout au long de l’année et particulièrement les 4 mois d’été pour la pollution ozone.

Pour mieux informer ses usagers, la DIR s’équipe progressivement de nouveaux panneaux à message variable (PMV).
Pour contribuer davantage à l’amélioration de la qualité de l’air, la DIRMED étudie également, avec les services du ministère de l’écologie, de nouvelles modalités plus pérennes d’application des mesures d’urgence pour les rendre plus efficaces.

NB : La pollution à l’ozone est la transformation (photochimie) du dioxyde d’azote (NO2) et des Composés Organiques Volatiles (COV), générés par les activités humaines (transport et industrie), en nouveaux polluants dont l’ozone.

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